Jeu en accords

Un Plan Blues/Rock super Top !

Vous voulez un super plan Blues/Rock qui met la patate ?

Je vais vous donner ça tout de suite !

Tout d’abord, je vous donnerai une main gauche dans le style walking bass, c’est-à-dire une progression de notes. Vous pourrez à la fois l’utiliser au blues et au rock.

Vous devrez la travailler jusqu’à ce qu’elle devienne automatique.

Ensuite, je vous montrerai un plan de main droite qui cartonne.

Si vous voulez télécharger la partition détaillée qui récapitule ces plans en PDF, il vous suffit de cliquer ici !

Vous trouverez toutes les indications et les conseils de jeu dans cette vidéo.

Avec ces plans main droite et main gauche, vous avez vraiment de quoi vous amuser. Vous pourrez mettre beaucoup de groove, et développer un jeu très rythmé.

Je vous souhaite de bons Blues et des supers Rock’n’roll !

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Les accords avec basse modifiée (aussi appelés slash chords)

Version vidéo de l’article (je vous la conseille car l’écoute est importante) :

Vous avez peut-être déjà rencontré des accords écrits avec ce qui ressemble à une barre de fraction, comme par exemple celui-ci :

C/E

Suivant les grilles d’accords, vous les avez peut-être vus écrits soit horizontalement, soit verticalement. Rassurez-vous : cela revient au même.

Il est important de savoir lire ces accords, car ils sont assez courants.

Je vais vous expliquer ce que c’est, à quoi ils correspondent, et quelques exemples d’applications concrètes.

Brisons tout de suite la glace, la note sous la barre (ou après la barre suivant l’écriture) indique la note à jouer à la basse. L’autre indique l’accord à jouer.

Reprenons notre exemple :

Cet accord signifie qu’il faut jouer un accord de Do (=C) avec une basse Mi (=E)

Comme je vous l’ai déjà expliqué dans d’autres articles, la note de basse est extrêmement importante, car notre cerveau la distingue des autres, de même que la note la plus aiguë d’ailleurs.

Avec cette écriture, je peux donc jouer l’accord de Do à la main droite, et un Mi à la main gauche.

Finalement, cela revient à jouer le premier renversement de l’accord de Do. Voici donc une des utilités de cette écriture : écrire un renversement.

Attention à une petite confusion toutefois.

On désigne souvent par renversement le changement d’ordre des notes à la main droite, comme par exemple les accords suivants :

Or, c’est un peu un abus de langage, car dans un vrai renversement, c’est la note de basse qui importe. Et on la joue souvent à la main gauche.

Tout cela pour vous dire que si vous rencontrez cet accord dans un morceau (C/E), vous pouvez en général utiliser le renversement que vous voulez à la main droite, et surtout un Mi à la main gauche.

C’est une petite précision importante à préciser pour ne pas vous sentir bloqué à la main droite.

Revenons à nos moutons.

Dans notre exemple (C/E), le Mi appartient justement à l’accord de Do, donc cela n’est pas vraiment surprenant. Par contre, sachez que la note de basse peut être une note étrangère à l’accord. Par exemple C/B :

Le si n’appartient pas à l’accord de Do.

Mais finalement, on pourrait considérer cet accord comme l’écriture simplifiée du dernier renversement de l’accord de C7M.

Si vous jouez cet accord tel quel, vous allez ressentir une grosse instabilité. Mais je vous montrerai juste après une bonne façon de l’utiliser.

Prenons un autre exemple Am/G :

Comme le précédent, cela revient au dernier renversement de l’accord de Am7.

Maintenant que vous savez lire ces accords, voyons quelques façons de les utiliser.

La première, je l’ai déjà évoquée, est l’écriture d’accords renversés.

La seconde sera d’enrichir un enchaînement comme celui-ci :

C C F

Vous pouvez très bien changer la basse du 2e do en jouant (vidéo à 5’40) :

C C/E F

Vous constatez que le mi à la basse apporte une transition sympathique vers l’accord de Fa.

N’hésitez donc pas à varier votre basse en jouant une autre note de l’accord pour passer au suivant.

Une troisième façon de les utiliser est de prendre un enchaînement de ce type, extrêmement connu (vidéo à 7’07) :

C C/B Am Am/G F F/E Dm

Cet enchaînement a la particularité d’avoir une descente de basse conjointe, c’est-à-dire des notes qui se « touchent ».

Cela vous rappelle certainement certains slows endiablés, n’est-ce pas ?

Et que retrouvons-nous dans cette grille ?

Les accords de C/B et Am/G de tout-à-l’heure !

Vous vous rappelez comme ils étaient dissonants quand ils étaient joués indépendamment ?

Vous entendez comme tout paraît naturel dans cette grille ?

Finalement, vous voyez qu’un accord, aussi instable soit-il, peut être tout-à-fait utilisé quand il est bien amené et bien résolu. Il doit être bien préparé en amont et bien enchaîné à quelque chose qui convient.

Maintenant vous savez tout.

Vous avez même quelques applications concrètes d’accords à basse modifiée.

Essayez de les pratiquer de temps à autre, cela vous permettra de varier votre jeu, et de l’ouvrir à d’autres sonorités intéressantes.

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Les accords de 7e

Version vidéo de l’article :

Vous tournez un peu en rond avec les accords parfaits ?

Vous voulez ajouter de temps-en-temps des sonorités un peu différentes ?

La suite logique est d’apprendre les accords de 7e.

Vous verrez que ces accords enrichiront vraiment votre jeu, et qu’ils vous ouvriront les portes d’autres styles de musique, comme le blues par exemple.

Tout d’abord, vous devez savoir qu’il y a 2 types d’accords de 7e. Vous avez les accords de 7e majeure et mineure.

7e majeure

Commençons par les accords de 7e majeure. Ils s’écrivent 7M ou M7. Prenons par exemple l’accord de Do M7 (ou C M7).

Pour le former, prenons d’abord l’accord de Do majeur traditionnel. Il se compose des notes do-mi-sol :

Nous allons ajouter une quatrième note. L’intervalle, comme son nom l’indique est une septième. Comptons donc 7 notes à partir du do : nous arrivons sur un si.

Voici l’accord formé (vidéo à 1’30) :

Vous entendez tout de suite l’apport de cette note. Elle donne une coloration complètement différente.

Petite astuce : pour vous simplifier la vie, je vous conseille de ne pas compter 7 notes à chaque fois pour retrouver votre 7e. Vous jouez votre accord parfait en doublant la première note fondamentale. Cela vous donne do-mi-sol-do, et vous baissez la dernière note d’un demi ton.

Cela va bien plus vite !

Bien entendu, comme pour les autres accords, vous pouvez utiliser des renversements en changeant votre point de départ :

Alerte confusion : quand on parle d’un accord de 7e majeure, c’est effectivement la 7e qui est majeure, et non la tierce. Il existe donc des accords mineurs, mais avec 7e majeure !

Par exemple :

Do m 7M (Cm7M)

Dans cet exemple, la 7e est bien majeure car vous retrouvez la note Si. Par contre, la tierce est mineure puisque vous avez un mib.

Vous voyez que tout est possible, et qu’on aurait vite fait de se tromper.

7e mineure

Voyons maintenant l’accord de 7e mineure.

Il s’écrit tout simplement avec un 7. Il n’y a donc aucune nomenclature particulière pour le 7. Prenons comme exemple l’accord de Do 7 (ou C7).

La procédure de formation de l’accord est identique au précédent, mais on baissera la note d’un ton au lieu d’un demi-ton.

Vous vous retrouvez donc avec un sib dans notre exemple.

Et là, vous entendez des sonorités très familières et vous sentez certainement le potentiel de ces accords. Ils sont par exemple utilisés dans la musique blues.

Mais avant d’en arriver là, vous devez quand même connaître un petit élément de théorie.

Les accords de 7, comme Do7, sont souvent utilisés sur le Ve degré. Si vous avez un trou de mémoire concernant les degrés, je vous renvoie à l’article qui leur est consacrée ici.

Si vous êtes en tonalité de Do majeur, votre Ve degré sera l’accord de Sol. Vous pouvez y ajouter une 7e, cela accentuera sa position si vous l’enchaînez au Do.

Cela donne ceci :

Dans ce cas, l’accord de 7e sera appelé 7e de dominante. En effet, pour rappel, le degré V est aussi appelé dominante.

Une des règles classiques veut que la 7e se résout sur la tierce de l’accord fondamental.

Cela paraît peut-être compliqué dit comme ça, mais écoutez l’enchaînement Sol7 – Do et je vous explique ça dans la vidéo à 5’58 :

[partition sol7/do + vidéo. (idem) mais insister sur le fa et le mi]

On entend bien que la note fa doit se résoudre sur un mi.

Je ferme la petite parenthèse théorique.

Passons au Blues ! Je vous rappelle la grille traditionnelle du blues :

Je vous la donne en tonalité de Do, ce sera peut-être plus facile :

Vous pouvez tout jouer avec des accords de 7e !

Voici ce que cela donne dans la vidéo à 8’20.

Et si vous aimez ce genre de musique, les accords de 7e sont vraiment incontournables.

Je pense que vous avez tout ce qu’il vous faut pour bien commencer avec les accords de 7e.

Ils demanderont quand même un petit effort technique puisque vous allez devoir jouer des accords de 4 notes, et cela demande un écartement plus conséquent des doigts.

Si ces écartements ou les enchaînements sont trop compliqués, pensez à utiliser les renversements.

Une dernière chose à savoir, c’est que nous avons construit des accords de 7e à partir d’accords majeurs ou mineurs, mais d’autres types d’accords peuvent avoir une septième. Par exemple, vous pouvez en ajouter une à un accord diminué.

Vous voulez un document PDF avec tous les accords de 7e ?

Cela tombe bien ! Car les accords de 7e mineure sont justement inclus dans le bonus téléchargeable gratuitement pour les inscrits sur le site. Vous trouverez le formulaire d’inscription ci-contre.

Pour les accords de 7e majeure, il vous suffira d’ajouter 1/2 ton à la septième mineure.

Alors, elle n’est pas belle la vie ?

Maintenant, à vous de jouer !

N’hésitez pas à construire ces accords de 7e, à les jouer et à les enchaîner. Vous allez donner de nouvelles couleurs à votre musique.

Quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer !

Bon courage.

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Des degrés en musique ? Chaud Chaud CHAUD !

Version vidéo de l’article :

Des degrés ? En musique ?

Mais qu’est-ce que c’est que cette bébête-là ? Et à quoi ça sert ?

Vous allez voir que la notion de degré est vraiment très utile, par exemple pour jouer dans toutes les tonalités.

La notion de base n’est pas bien compliquée, et je vais vous montrer comment utiliser ces degrés avec des exemples concrets.

À 0’35 de la vidéo, je vous joue 4 extraits très courts avec des accords plaqués.

Tous ces enchaînements reviennent au même en termes de degrés.

Alors, qu’est-ce qu’un degré en musique ?

Pour vous l’expliquer, prenons la gamme de Do majeur comme exemple. Nous allons tout simplement numéroter les notes de cette gamme avec des chiffres romains :

Maintenant, faisons la même chose en complétant avec les accords parfaits qui correspondent à cette gamme :

Donc en Do majeur :

  • Le degré I correspond à l’accord de Do
  • Le degré II correspond à l’accord de Ré m
  • Le degré III correspond à l’accord de Mi m
  • Le degré IV correspond à l’accord de Fa
  • Le degré V correspond à l’accord de Sol
  • Le degré VI correspond à l’accord de La m
  • Le degré VII correspond à l’accord de Si dim

Hé bien, ça y est : vous connaissez la notion de degrés !

Oui, mais à quoi ça sert ?

Vous pouvez maintenant transformer la grille d’accords de votre morceau en chiffres romains.

Exemple d’une grille en Do majeur :

Do Lam / Rém Sol /

Vous pouvez la transformer en :

I VI / II V /

OK, vous voilà bien avancé. Mais ça ne nous aide pas beaucoup.

Utilité n°1 : Changer les tonalités

Vous pouvez jouer cette grille dans toutes les tonalités possibles.

Si je chiffre la gamme de Sol majeur comme précédemment, cela me donne ceci :

  • Le degré I correspond à l’accord de Sol
  • Le degré II correspond à l’accord de La m
  • Le degré III correspond à l’accord de Si m
  • Le degré IV correspond à l’accord de Do
  • Le degré V correspond à l’accord de Ré
  • Le degré VI correspond à l’accord de Mi m
  • Le degré VII correspond à l’accord de Fa# dim

I VI / II V / devient donc :

Sol Mim / Lam Ré /

Petite remarque : les accords majeurs restent majeurs et les accords mineurs restent mineurs. Du coup, la grille devient très facile à trouver.

Je vais vous enchaîner les 2, comme ça vous entendrez les points communs : voir vidéo à 3’55.

Et je peux faire ainsi pour toutes les tonalités.

Avec l’habitude, la transposition devient plus facile que de compter les tons et les demi-tons à ajouter ou enlever.

Utilité n°2 : Les grilles traditionnelles

Il y a plusieurs grilles très connues. Par exemple celle des accords magiques, dont je parle dans cet article (lien ici).

Vous pouvez aussi utiliser la grille blues, que voici, avec des accords de septième :

Et là, ça commence à devenir sacrément intéressant. Il n’y a qu’un seul tableau à mémoriser, et vous pouvez la jouer dans toutes les tonalités, et la retrouver facilement.

Dans un premier temps, je ne vous demande pas de me transformer à vue chaque tableau dans chaque tonalité, utilisez le bon vieux duo papier/crayon.

En Do, vous aurez donc :

Et en Sol :

Utilité n°3 : Les cadences

Les cadences sont des enchaînements d’accords. Certaines sont très connues, comme par exemple la cadence parfaite suivante, très utilisée en fin de morceau. La voici :

IV / V / I

Ça vous dit quelque chose, n’est-ce pas ?

Je vous la fais écouter en Do majeur, vidéo à 6’40, et en Sol majeur à 6’48.

Utilité n°4 : Les degrés forts et les degrés faibles

Cette notion est importante pour votre interprétation. Il faut distinguer les degrés forts, c’est-à-dire ceux qui marquent vraiment la tonalité, et les degrés faibles.

Les degrés les plus forts sont le I, le IV et le V.

Les autres sont faibles.

Concrètement, dans votre morceau, vous pourrez marquer les degrés forts dans votre interprétation, par rapport aux autres.

Par exemple, si une phrase musicale se termine sur un IIe degré, rien de sert de le marquer à outrance. Mais une fin de phrase sur un Ve peut être accentuée.

Ce ne sont pas des règles d’or, mais ça vous donne quand même quelques indications.

Quand je vous disais que la compréhension théorique était nécessaire à une bonne interprétation, vous êtes en plein dedans !

Les noms des degrés

Comme on aime nommer les choses, chaque degré a un nom spécifique. Les voici :

I tonique

II sus-tonique

III médiante

IV sous-dominante

V dominante

VI sus-dominante

VII sensible ou sous-tonique suivant le cas

Si vous ne les apprenez pas, ce n’est pas grave. Les principaux étant la tonique et le dominant (le I et le V).

Peut-être que vous vous posez la question suivante : « Et si l’accord n’est pas parfait ? »

C’est vrai que nous avons vu uniquement le cas où nous n’utilisons que ce type d’accords. Mais vous savez qu’il existe d’autres accords : 7e, 7M, dim, aug, etc.

Il vous suffira d’inclure ces codes au-dessus des chiffres romains :

7

I / IV / V / I

Bon OK, et maintenant que se passe-t-il s’il y a des altérations, ou des accords étrangers à la gamme ?

Idem, on ajoute les informations avec des # ou des bémols suivant le cas.

Par exemple une quinte diminuée s’écrira :

b5

IV

Et si vous voulez un accord de Sib en tonalité de Do, vous pourrez l’écrire ainsi :

bVII

Tous les chiffrages sont donc possibles.

Dans mon jeune temps, j’ai reçu des cours d’harmonie classique. Avec mon prof, on harmonisait des chorales de Bach.

Le principe était le suivant : j’avais une grille écrite par le grand maître, par exemple celle-ci :

Et mon travail consistait à la transformer en partition écrite. Je ne le savais pas encore, mais c’était un travail d’arrangement. Cela donnait par exemple ceci :

J’ai ressorti tout ça de mes archives rien que pour vous, afin de vous montrer l’importance de la notion.

Il ne suffisait pas d’écrire les notes des accords, il y avait aussi des règles très strictes et complexes en musique classique. Mais là on s’éloigne du sujet, je vous l’indique pour la culture.

Autre chose à savoir : il existe quelques différences entre le chiffrage classique et le chiffrage moderne. Méfiez-vous si jamais vous vous mettez à lire des livres théoriques sur ce sujet.

Voilà, je pense que vous avez tout ce qu’il vous faut pour bien commencer avec les degrés.

Si cela vous semble compliqué, ce n’est pas trop grave. Tentez d’abord une phase d’analyse.

Vous avez une grille d’accords ? Essayez d’écrire au crayon les numéros des degrés en-dessous.

Et vous verrez que petit-à-petit cela deviendra non seulement facile, mais en plus vous verrez que de nombreux titres sont construits sur des grilles identiques.

À force, vous les repèrerez, et vous développerez des réflexes d’interprétation, et la mémorisation sera de plus en plus facile.

Bon courage !

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7 façons de jouer Jingle Bells avec partitions (Traditionnelle, Ragtime, Rock, Valse)

Version vidéo de l’article, avec tutoriel détaillé :

À l’approche des fêtes de Noël, j’ai voulu vous faire un petit cadeau : des partitions de Jingle Bells.

Mais plutôt que de vous balancer une partition que vous pouvez trouver très facilement sur Internet, je vous réserve une petite surprise.

Vous allez pouvoir jouer cette chanson de 7 façons différentes, et dans 3 styles : traditionnelle, ragtime, rock et valse.

C’est en effet l’occasion de vous montrer comment on peut adapter un même titre en changeant les arrangements, pour enrichir votre vocabulaire musical.

Et vous pourrez aussi utiliser cette démarche pour les morceaux de votre propre répertoire si le cœur vous en dit !

Tout d’abord, vous pouvez télécharger les partitions en PDF en cliquant ici (c’est gratuit, sans inscription, il suffit de cliquer).

Vous pouvez ensuite visionner les tutoriels dans la vidéo. Si certains styles ne vous intéressent pas, il vous suffira de passer au suivant. Ceci dit, il peut être bon pour la culture de voir la démarche pour passer d’une version à l’autre.

C’est vous qui voyez !

On partira d’abord de la grille en Do majeur :

Jingle Bells - partition - sheet - en do majeur

Ensuite, on variera la main gauche pour étudier les renversements.

Après cela, on partira en ragtime, et on donnera du swing à tout cela :

Jingle Bells - ragtime - partition - sheet

Et comme on aime le rock’n’roll, on va de nouveau changer la main gauche :

Jingle Bells - rock'n'roll - boogie - partition - sheet

Enfin, nous adapterons en valse. La difficulté sera de passer d’une mélodie en 4/4 à une mélodie en 3/4 :

jingle Bells - Valse - partition - sheet

Tout un programme.

Je vous souhaite bon courage et surtout beaucoup de succès pour les fêtes !

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6 astuces pour varier votre jeu et ne pas lasser votre auditoire (ni vous-même)

Version vidéo de l’article :

Vous connaissez certainement la structure suivante :

Intro – Couplet – refrain – couplet – refrain – solo – pont – couplet – refrain (bis) – fin

Cette structure (à quelques interventions près) est utilisée à toutes les sauces…

En tant que pianiste, vous devez bien souvent jouer 3 couplets, et à peu près 4 refrains.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les structures se répètent, encore et encore…

Seul un petit pont de temps-en-temps rompt la monotonie.

Vous, en tant que pianiste, devez trouver des moyens de varier votre jeu, pour éviter de jouer 2 fois la même chose dans le même morceau. Sinon votre auditoire, et vous-même à la longue, allez sacrément vous lasser.

« Oh ! Encore un couplet, il va nous rejouer la même chose encore une fois, et après, il va encore nous resservir le même refrain ! »

Comment faire ?

Si vous jouez en accords, vous avez uniquement votre grille de couplet, et votre grille de refrain.

Et c’est tout.

C’est important si vous accompagnez quelqu’un ou si vous jouez en groupe. Mais si vous jouez seul, cela devient tout simplement vital !

Voyons donc maintenant comment varier votre interprétation, ou 6 façons de varier votre jeu sans lasser votre auditoire.

C’est parti !

1. Sans changer les notes : les Nuances

La première possibilité qui s’offre à vous est peut-être de changer votre intensité de jeu.

Pour rappel, on dit qu’on joue « piano » quand on joue avec douceur, et « forte » quand on joue plus fort.

Utilisez ces déjà ces 2 nuances de base pour être le plus expressif possible.

Ensuite, il arrive souvent dans un morceau d’avoir un couplet joué moins fort, avec plus de douceur.

D’une part cela varie votre jeu, et d’autre part cela montre votre capacité à jouer de façon expressive.

Pour pouvoir facilement passer d’un registre fort à un autre plus doux, il n’y a pas de secret : vous devez maîtriser votre articulation pour mieux contrôler votre clavier.

Application : tentez de jouer un de vos morceaux préférés des 2 façons. Vous verrez qu’à force, vous allez devenir de plus en plus expressif. Vous allez attirer l’attention de votre auditoire en brisant la monotonie, et tout cela sans changer une seule note !

2. Les rythmiques

Une autre variation consiste à changer de rythmique. Pour cela, vous pouvez :

  • Déplacer rythmiquement des notes de la mélodie,
  • Changer de rythmique à la main gauche,
  • Jouer différents arpèges,
  • Inverser le binaire et le ternaire,
  • Changer de vitesse. Dans ce cas, faites très attention de contrôler la vitesse, sinon c’est elle qui vous emportera ! Ne le faites pas à chaque fois, et plutôt en fin de morceau.

Exemple en vidéo à 3’47.

Si vous jouez en groupe, mettez-vous bien en phase avec les autres membres, sinon vous allez au mur.

Si vous êtes seul, ayez toujours la pulsation en tête pour bien retomber sur vos pattes ! En effet, plus vous vous éloignez de la rythmique d’origine, plus il sera compliqué de revenir à celle du départ.

3. Utilisez les intervalles !

Voici une variation très utile. Si vous avez déjà lu l’article « Comment harmoniser une mélodie 2/2« , vous savez de quoi je parle !

Vous pouvez enrichir votre main droite en jouant plusieurs notes à la fois au lieu d’une. Je vous renvoie à l’article/la vidéo consacré, mais je vais quand même vous parler de 2 cas très courants.

Jouer en octave

Oubliez vos doigtés de main droite, et jouez tout en octave avec des doigts 1 et 5.

Non seulement cela variera votre jeu, mais en plus cela vous donnera plus de présence.

Jouer des octaves est très très courant au piano, que ce soit à la main droite ou à la main gauche d’ailleurs.

Entraînez-vous, et vous verrez qu’à force, votre main attrapera automatiquement le bon écart.

Exemple en vidéo à 5’45.

Ajouter une tierce

Cette variation est redoutable.

Ajoutez si possible une tierce au-dessus de la mélodie en jouant 2 notes à la fois.

Je dis « si possible  » car il faut que la grille d’accord vous le permette (je vous renvoie à l’autre article/vidéo).

Vous pouvez utiliser des doigtés genre 1-3, 2-4, 3-5, ou enchaîner 1-2, 1-3, 2-4…

Attention aussi à vos altérations à la clé (quand je vous dis qu’il faut toujours connaître la tonalité du morceau…)

Cette technique est aussi utilisée pour harmoniser des chœurs ou d’autres instruments.

Ce n’est pas forcément facile au début car il y a beaucoup de choses à prendre en compte à la fois (intervalles, doigtés, altérations), mais je vous encourage à tester l’affaire au plus vite !

Exemple en vidéo à 7’34.

4. Changer d’octave

Une autre variation, plus simple celle-là, consiste à jouer la mélodie de main droite sur une autre octave, ailleurs sur le clavier.

N’allez pas n’importe où non plus, car chaque zone du clavier apportera un feeling différent. Une mélodie jouée dans les médiums, les aiguës ou le suraigu n’aura pas la même présence ni la même intention.

Cela vous permettra à force de gérer tout le clavier et de développer différents feelings sur chaque zone.

Vous verrez, cela va aussi changer votre façon de jouer, et vous cernerez mieux les possibilités de votre instrument.

Exemple en vidéo à 10’38.

5. Les interventions de fin de phrase, appelées aussi réponses

Si vous écoutez un peu de blues (si si, écoutez-en !), vous constaterez que la guitare répond très souvent au chant. Lorsque c’est joué par un chanteur/guitariste, il y a même une symbiose totale entre les 2. La guitare complète les phrases du chant, on appelle cela une réponse.

On peut bien entendu le faire aussi au piano.

Alors, je vous vois venir…

Vous vous dites que cela n’a aucun intérêt si vous ne chantez pas.

Hé bien détrompez-vous !

Vous pouvez ajouter des réponses à votre mélodie.

C’est une très bonne technique, mais il faut l’aborder subtilement.

En effet, si vous répondez systématiquement et dans la même zone du clavier que celle utilisée par la mélodie, vous risquez de créer une confusion. Votre auditoire ne distinguera plus la mélodie de la réponse.

Pour commencer, faites-le pour des mélodies avec pas mal de durée entre les vers. Tentez d’ajouter une petite réponse à l’octave supérieure. Ne cherchez pas les complications : juste un petit accord ou un arpège pour commencer. Petit-à-petit, vous chercherez à enrichir vos réponses.

Exemple en vidéo à 13’04.

6. Les Pêches

Alors là, c’est quelque chose que j’affectionne particulièrement. J’ai appris cette technique dans mon premier groupe.

Pour la petite histoire, j’ai eu l’autorisation parentale de jouer en groupe une fois mon bac en poche. Le soir même, après la dernière épreuve (SVT si je me souviens bien), j’ai décroché mon téléphone pour répondre à une annonce. Et c’est comme cela que je me suis retrouvé embarqué dans un groupe hommage à Elvis Presley, avec des personnes qui avaient entre 15 et 30 de plus que moi.

Et il s’est instauré une complicité de jeu avec le batteur, qui avait plus d’expérience scénique que moi.

Dans son jeu, il plaçait des pêches, c’est-à-dire des gros coups de cymbales plus ou moins annoncés. Et je me suis mis à les accentuer aussi, en les marquant au clavier en jouant un accord assez fortement.

Vous pouvez aussi les marquer à l’orgue Hammond.

C’est quelque chose d’extrêmement utilisé avec une section cuivre. Écoutez des musiques de ce style, et repérez ces pêches.

Si vous jouez en groupe, prenez l’habitude de suivre votre batteur. Les pêches peuvent être prévues au préalable en répétition, mais tentez d’en faire de façon improvisée.

Pour ce faire, soit vous, soit votre batteur annoncez la pêche à venir. Par exemple avec une descente de toms, un roulement, ou un glissando au clavier.

Si vous jouez seul, tentez de simuler l’effet de groupe [jouer exemple sweat home Chicago]. Vous êtes dans ce cas un orchestre à vous tout seul et il faut tout faire !

Une fois que vous aurez pris l’habitude de placer des pêches, les morceaux vous sembleront bien plats quand il n’y en aura pas. Il m’est arrivé en groupe d’en ajouter dans certains morceaux, et quand j’écoute les originaux, je ressens souvent un manque.

Je vous en montre un exemple dans la vidéo à 17’21.

Vous avez maintenant pas mal d’éléments à mettre en place pour varier votre jeu et rompre la monotonie.

Ayez toujours ces éléments en tête quand vous jouez en accord ou quand vous improvisez. Vous pouvez me croire, cela fera vraiment la différence !

Bon courage, et n’ayez pas peur de taper à côté.

Plus vous vous planterez, et plus vous progresserez.

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Comment jouer en arpège… et les faire sonner ?

Version vidéo de l’article :

Vous voulez un jeu très pianistique ?

Quand on joue en accords, vous pouvez utiliser les arpèges.

Mais peut-être que vous tournez en rond, ou que vous avez du mal à les faire sonner. Cela demande un peu de technique et de discipline de jeu pour arriver à les rendre jolis et à les varier.

Voici donc une multitude de conseils pour jouer en arpèges, rien que pour vous…

Pour illustrer mes propos, j’utiliserai l’enchaînement des accords de Do et Sol.

Je partirai de l’exemple le plus simple, pour aller beaucoup plus loin. Peut-être que vous trouverez les premiers éléments trop faciles pour vous, mais restez avec nous jusqu’à la fin car il y aura des choses un peu plus complexes plus loin dans la vidéo.

Tout d’abord, vous devez savoir qu’un arpège est par définition un accord scandé, c’est-à-dire qu’il faudra jouer les notes de l’accord de façon étalée dans le temps, et non simultanément.

Donc, si je joue l’arpège le plus simple de l’accord de Do, il me suffit d’enchaîner les notes do-mi et sol.

Avec l’accord de sol, nous jouerons donc les notes sol-si et , ou bien si-ré et sol si j’utilise le renversement afin d’éviter les déplacements (vidéo à 1’30).

Comment rendre plus musical cet enchaînement ?

Tout d’abord, vous pouvez ajouter de la pédale de sustain. Soyez vigilent et écoutez-vous ! Sinon, cela risque de devenir un vrai brouhaha confus.

Je vous conseille de relever la pédale au moins à chaque changement d’accord. Faites-le de sorte que le son soit naturel, en évitant des coupures sonores trop franches.

Cela sert à lier les notes, et il faut le faire de façon naturelle (vidéo à 2’35).

Ensuite, il faudrait ajouter une main gauche. Le plus simple est de jouer la fondamentale de chaque accord, c’est-à-dire les notes do et sol, qui donnent leur nom aux accords.

Vous marquez la première des 3 notes (vidéo à 4’10).

Variantes possibles :

– Vous pouvez aussi doubler cette note de basse à l’octave.

– À la main gauche, vous alternez la note avec la même à l’octave supérieure.

Vous avez maintenant un arpège qui ressemble à quelque chose. On va maintenant développer en donnant des variantes pour enrichir votre jeu.

Dans les exemples précédents, vous aviez un cycle de 3 notes. Cela peut donc servir pour une mesure en 3/4 par exemple, ou pour une mesure ternaire (mouvement par 3). Voyons maintenant comment faire des cycles de 4 notes.

La première solution consiste à faire des allers-retours. Do-mi-sol devient donc do-mi-sol-mi (vidéo à 6’22).

Une autre variante sera de doubler une des notes de l’accord. Il est très courant de doubler la fondamentale (ici do), mais vous pouvez doubler n’importe laquelle des 3 notes.

Évidemment, tout ce que je vous ai dit précédemment est valable. Vous pouvez faire des allers-retours, en choisissant le nombre de notes en fonction du mouvement que vous voulez : binaire ou ternaire.

Dans ce cas, vous allez devoir écarter vos doigts pour pouvoir jouer des octaves. Dans l’exemple, vous utiliserez les doigtés 1-2-3-5.

Techniquement, si vous n’avez pas l’habitude, il faudra pivoter votre poignet et surtout, SURTOUT, ne pas bouger le coude !

J’en parle souvent, mais c’est très très important : vous ne devez pas faire la danse des canards en jouant (vidéo à 7’40).

Enfin, vous pouvez jouer les notes dans l’ordre que vous voulez. Vous pourrez ainsi être créatif. Par exemple, vous avez cet arpège assez courant : do-mi-sol-do-do(+8)-sol-mi-sol (vidéo à 8’45).

Maintenant, nous allons éviter la lassitude en trouvant des variantes. Comme d’habitude, le maître mot sera l’expressivité.

Ne jouez pas comme un robot, et ajoutez des nuances.

Ensuite, il faut régler le problème de la main gauche. En effet, si vous jouez tout le temps sur les temps forts, votre audience s’en rendra compte.

Vous devez donc varier votre main gauche.

Je vous avais dit de choisir entre jouer la fondamentale, la doubler à l’octave et alterner les 2 notes.

Tentez donc maintenant de passer de l’une à l’autre de ces solutions, dans le même morceau.

Maintenant, utilisez ces notes en changeant de rythme. Soyez cohérent avec votre main droite.

Si vous jouez avec un accompagnement, essayer de suivre l’impulsion donnée par la batterie. Cela ne veut pas dire qu’il faut jouer en même temps que chaque élément de batterie, juste de suivre son groove, son feeling.

Ce sera à vous de trouver quelque chose qui colle au style choisi. Bien entendu, si vous prenez un tempo rapide, vous aurez du mal si vous n’avez pas l’habitude, partez donc sur quelque chose de lent au départ.

Jouer sur des rythmes vous fera progresser. D’une part, c’est plus stimulant qu’un métronome, d’autre part, cela vous apportera une culture rythmique.

Et quand vous jouerez sans accompagnement, vous aurez acquis certains réflexes, et cela enrichira votre façon de jouer.

Comment trouver des rythmes ?

Vous tapez « rythme de batterie » sur Google, et vous trouverez plusieurs sites qui en proposent. Par exemple, celui-ci :

unission-online.com

Sinon, si vous avez un synthé, vous aurez l’embarras du choix, et vous pourrez même varier le tempo.

Comment marquer des impulsions sur des temps forts ?

J’ai une petite astuce à vous donner.

C’est quelque chose que je faisais sans même m’en rendre compte. Quand j’ai élaboré ma méthode et qu’il a fallu mettre au clair ma façon de jouer les morceaux, cela m’a ouvert les yeux.

Il s’agit de jouer plusieurs notes de l’accord à certains moments.

Au lieu de jouer strictement une seule note à la fois, vous pouvez marquer certains temps forts en jouant 2 ou 3 notes. Pour le reste, vous continuez votre arpège (vidéo à 12’26).

Comment enrichir votre arpège ?

Maintenant que nous avons vu les notes et quelques rythmes, vous pouvez encore améliorer les choses. Vous pouvez par exemple ajouter une note étrangère à l’accord.

Bien entendu, il ne s’agit pas de prendre n’importe quelle note. Vous devez prendre une note qui appartient à la gamme qui correspond à la tonalité de votre morceau.

Dans notre exemple, en DO majeur, vous avez donc le choix entre do, ré, mi, fa, sol, la et si. En fait, toutes les notes sans altération.

Tentez différentes choses. Vous verrez que chaque note apportera une couleur différente.

Par exemple, pour l’accord de DO, si vous ajoutez un Si, cela sonnera comme un accord de 7e majeur.

Si vous ajouter un La ou un , le résultat est souvent très naturel, et votre interprétation s’en trouvera vraiment grandie. À force, vous aurez vos positions préférées (vidéo à 14’57).

Voyons maintenant les arpèges à la main gauche.

On les utilise surtout pour accompagner une mélodie à la main droite. Si vous jouez seul (sans bassiste), ce sera à vous de marquer la fondamentale de l’accord.

Par exemple, pour notre accord de DO, jouez un do dans vos graves (et non un mi ou un sol), sauf dans le cas d’un accord renversé.

Pour le reste, tout ce que je vous ai indiqué précédemment reste valable. Il vous faudra par contre bien caler votre arpège par rapport à la mélodie, et au rythme de la chanson.

Un exemple courant d’arpège main gauche sur l’accord de DO :

do-sol-mi-sol-do(+8)-sol-mi-sol (vidéo à 17’05).

Les arpèges des 2 mains

Ce n’est pas forcément quelque chose que j’utilise souvent.

Vous avez 3 solutions :

  • Soit vous arpégez avec vos 2 mains simultanément, en jouant les même notes des 2 mains. Dans ce cas, vous utiliserez les éléments que je vous ai donné jusqu’à présent. Par contre, soyez vigilent car votre jeu devra être précis et synchronisé.
  • Idem mais en jouant des notes différentes avec vos 2 mains. Dans ce cas, méfiez-vous des notes étrangères, ça risque de sérieusement coincer !
  • Soit vous arpégez en enchaînant main gauche et main droite et inversement. Soyez bien régulier.

Ces 3 plans sont des choses à utiliser avec modération à mon avis, c’est-à-dire par exemple pendant des ponts dans une chanson, quelque chose qui ne dure pas dans le temps.

Maintenant, à vous de voir ! (vidéo à 18’30)

Vidéo à 20’40

Comment travailler vos arpèges ?

Vous avez pas mal d’éléments sur les arpèges. Mais je voudrais ajouter ici la façon de les travailler, histoire d’être le plus exhaustif possible.

Comme d’habitude, il vous faudra un travail lent et régulier. Travaillez avec un métronome ou un rythme de batterie, lentement, et en comptant tout haut. Je sais que ça vous embête, mais c’est pour la bonne cause !

Accentuez les temps forts, c’est-à-dire jouer plus fort à ces endroits. Cela vous aidera non seulement à être régulier, mais en plus vous gagnerez en synchronisation des mains

Beaucoup d’arpèges ont été à la base des 71 exercices sur un accord que vous trouverez en cliquant ici.

Non seulement cela vous fera travailler votre technique, mais en plus vous aurez une bonne liste d’arpèges à jouer dans tous les sens, et en plus vous pourrez les recaser.

Enfin, j’ai volontairement évité de parler des arpèges sur plusieurs octaves, puisque je les ai déjà évoqués dans l’article Comment se déplacer sur tout le clavier, ici.

Et comme je sais que vous les appréciez, j’ai récapitulé dans un PDF la liste des éléments expliqués ici. Comme cela, vous pourrez vous en servir de pense-bête quand vous travaillerez.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

Vous avez maintenant largement de quoi jouer en arpèges.

Surtout ne tentez pas d’utiliser toutes les techniques que je vous ai indiquées d’un seul coup. Partez du début, et enrichissez petit-à-petit.

Ce type de jeu est très pianistique, et j’espère que cela vous apportera beaucoup de plaisir de jeu.

2

Un super exercice pour travailler vos enchaînements d’accords

Version vidéo de l’article :

Un exercice qui vous fera travailler :

  • vos accords
  • les renversements
  • vos enchaînements
  • vos doigtés
  • vos déplacements sur tout le clavier
  • vos automatismes de jeu

Ça vous intéresse ?

C’est parti !

Pour l’exemple, nous allons prendre les 3 accords les plus simple : C, F et G (c’est-à-dire Do, Fa et Sol).

Pour savoir comment enchaîner les accords, je vous renvoie à la vidéo que vous trouverez dans la page Débutants : commencez ici.

L’exercice consiste à utiliser cet enchaînement en recherchant constamment à monter sur le clavier. Pour ce faire, il vous faudra utiliser les renversements.

Pour rappel :

  • l’accord de Do est constitué des 3 notes do, mi et sol
  • l’accord de Fa est composé des notes fa, la et do
  • l’accord de Sol contient les notes sol, si et .

Tentez donc de les enchaîner avec la contrainte suivante : toujours monter la note aiguë, ou au moins garder la même, en utilisant les renversements, c’est-à-dire en jouant les notes dans différents ordres.

Je vous montre lentement dans la vidéo à 1’25.

Essayez de trouver les meilleurs doigtés possibles. Pour cela, il n’y a pas 50 solutions, il faut anticiper la position suivante. C’est l’un des objectifs de cet exercice.

Vous devez apprendre à visualiser vos positions, à connaître sur le bout des doigts les notes qui constituent les accords, et à force attraper des automatismes d’enchaînement.

Surtout, soyez régulier. Il vaut mieux jouer lentement et régulièrement.

Une fois que vous maîtrisez la montée, qu’allez-vous faire d’après vous ?

Hé bien oui ! Vous allez tout redescendre.

Bien souvent, on a plus de mal à descendre qu’à monter. La contrainte sera donc de baisser la note la plus basse, ou bien de garder la même.

Je vous montre (vidéo à 4’15).

Comme pour la montée, soyez régulier. Le plus difficile sera peut-être de ne pas faire de pause entre la montée et la descente.

Peut-être que vous pensez que cela s’arrête là ?

Non !

Car maintenant, vous allez ajouter votre main gauche.

Tout d’abord, mettez juste la note fondamentale. Ici, vous aurez donc do, fa et sol.

Une fois que vous avez tout cela dans l’oreille et dans les doigts, jouez la main gauche en octaves.

Dans ce cas, vous aurez à gérer les déplacements de main gauche + les déplacements main droite.

Quand je vous disais que c’était un bon exercice… (vidéo à 6’40)

Et le meilleur dans tout cela, c’est qu’une fois que vous maîtrisez cet exercice, vous pouvez changer les accords !

La première variation sera de faire l’enchaînement Do / Sol / Fa.

Ensuite, prenez d’autres accords, ceux que vous voulez en restant dans une même tonalité.

En triturant vos accords dans tous les sens, vous les maîtriserez de mieux en mieux, ainsi que leurs enchaînements et renversements.

Et le plus beau dans tout ça, c’est que vous pourrez appliquer cet exercice dans votre propre musique.

J’utilise par exemple cette façon de jouer en plaquant à l’orgue. Cela permet de faire progresser votre morceau.

Maintenant, je vous laisse vous entraîner.

Pour avoir enseigné et pratiqué cet exercice, il devrait vous apporter beaucoup.

Bon courage !

30

Comment faire du gros son au piano ?

Version vidéo de l’article :

Vous aimez les musiques pêchues ?

Vous voulez mettre de la patate ? Ajouter de l’énergie à votre jeu ?

C’est vrai que je vous dis tout le temps de jouer avec nuances, qu’il faut savoir être expressif et de ne pas jouer comme un robot. C’est une des raisons pour lesquelles il vous faut une certaine technique pour maîtriser votre clavier.

Or s’il n’est pas forcément facile de jouer piano, c’est-à-dire de manière douce, il est aussi difficile de jouer très fort, de mettre la gomme, et de maintenir cette puissance sur la durée.

Je vous mets en situation.

Vous êtes seul ou en groupe, et vous devez faire un solo. Comme nous l’avons vu dans l’article Comment construire un solo de piano ? (lien ici), il arrive souvent un moment où il faut mettre la patate. Et pour ça, il en faut quand même sous le coude.

Je vais donc parler ici de musique rock ou pop rock, et vous donner des plans et des conseils qui donnent du volume.
La première chose qui vous vient peut-être à l’esprit est d’utiliser la pédale de sustain. En restant longtemps appuyé dessus, vous aurez plus de volume. Et c’est vrai.

Mais je vous mets en garde : votre son risque de devenir un vrai cafouillis. Vous allez très rapidement perdre en netteté de jeu, en intelligibilité.

Utilisez donc la pédale, mais n’oubliez pas de la relever souvent quand vous changez d’accord ou quand la cacophonie arrive.

Si vous jouez sur un piano acoustique, appuyez fortement sur les touches vous donnera un son particulier. Vous entendrez les cordes sonner différemment.

Mais n’en abusez pas : la machine s’use ! Un piano numérique aussi, d’ailleurs.

Je me rappelle avoir cassé une corde à piano comme ça. C’était une corde de basse, très épaisse.

C’est vrai, j’en ai tiré une petite satisfaction sur le coup. Vous vous rendez compte ? C’était rock’n’roll ! Comme Jerry Lee Lewis quand il mettait le feu au piano ! Et en plus, ce n’était pas le mien !

Pour ma défense, la corde a cassé 2 fois au même endroit, c’était certainement un défaut de fabrication. Et depuis, je me suis un peu calmé… (vraiment ?)

Maintenant, je vais vous montrer quelques plans pour jouer avec du volume ! (vidéo à partir de 2’47)

Si vous sentez les limites de votre instrument et que vous voulez rivaliser avec une guitare électrique par exemple, je vous conseille d’utiliser un orgue type Hammond avec une bonne saturation. C’est le son Jon Lord de Deep Purple que j’affectionne particulièrement.

Ceci dit, le jeu d’orgue est totalement différent.

Du coup, en concert avec des groupes rock, j’utilise souvent 2 claviers : un piano et un orgue.

Pour appliquer ce qui est présenté ici, il vous faudra aussi une certaine endurance physique. Méfiez-vous : il ne s’agit pas non plus de vous blesser. Allez-y doucement au début, et entraînez-vous petit-à-petit.

Faites du bruit !

2

Les 21 plus grosses erreurs au piano

Version vidéo de l’article :

D’un élève à l’autre, on retrouve souvent les mêmes erreurs.

Il vous sera certainement bien utile de les connaître afin d’y remédier si vous êtes dans un ou plusieurs des cas suivants.

Lisez-les bien, et n’en sous-estimez aucun. C’est l’application de tous ces éléments qui fera la différence.

C’est parti, voici les erreurs les plus fréquentes au piano :

1) Jouer du piano sur un synthé

Le piano et le synthétiseur sont 2 instruments différents. Le toucher n’est pas le même, et la finalité non plus.

Un synthétiseur proposera beaucoup de sonorités différentes, ainsi que des rythmes et des arrangements.

Un piano numérique simule le toucher d’un piano acoustique. Le jeu est complètement différent, même si les claviers se ressemblent.

Faites votre choix dès le départ entre le piano et le synthé, et formez-vous sur l’instrument choisi.

Beaucoup de personnes me demandent si un petit synthé est bien pour débuter le piano. Ma réponse est toujours la même :

Non ! Ce ne sont pas les mêmes instruments.

2) Ne pas vous asseoir correctement

Le premier réglage à faire est celui de votre siège. La bonne hauteur est celle pour laquelle vos poignets ne sont ni tordus vers le haut, ni vers le bas.

Asseyez-vous sur le bord du siège, pour bien accéder à la pédale.

3) Mauvaise position des doigts

C’est une erreur très fréquente. Les doigts doivent être en forme de marteau, et l’auriculaire toujours bien droit !

Soyez très vigilent quand vous jouez : les doigts 2, 3 et 4 doivent toujours être arrondis dans le bon sens.

4) Les doigts sont collés sur le clavier

Encore une erreur courante. Ne collez pas vos doigts sur le clavier. À force, votre jeu restera brouillon et vous aurez beaucoup de mal à progresser techniquement. C’est d’autant plus vrai quand vous travaillez lentement.

5) Utiliser des mauvais doigtés

Si vous jouez sur partition, mettez les bons doigtés. Même s’il est vrai qu’ils peuvent dépendre de votre propre morphologie, il y a des positions à maîtriser, comme le passage du pouce par exemple.

Et ce n’est pas parce que des doigtés vous semblent farfelus qu’ils sont faux. Par contre, ils vous feront progresser techniquement, et gagner en vélocité.

6) Ne pas articuler

Soignez votre articulation ! Travailler lentement, le plus distinctement possible.

L’articulation est le secret des progrès techniques. Vous n’avez pas le choix, c’est ce qui fera la différence.

Une bonne technique vous permettra aussi de mieux contrôler votre clavier, et de jouer avec nuance et sensibilité.

7) Ne pas jouer à une vitesse régulière

Vous devez être régulier. La vitesse, qu’on appelle tempo, doit être la même tout le long du morceau, sauf indication contraire.

Beaucoup de personnes jouent vite quand c’est un passage facile et connu, et ralentissent quand ça se complique. C’est vraiment très courant.

Pour y arriver, apprenez à jouer au métronome. Commencez à vitesse réduite, et augmentez-la petit-à-petit. Vous pouvez aussi utiliser un accompagnement instrumental, comme j’en propose dans mes formations. Ce sera un peu plus stimulant qu’un métronome.

8) Jouer tout de suite mains assemblées

Jouer mains séparées est indispensable quand vous déchiffrez une nouvelle partition, surtout si elle est compliquée. Une fois que chaque main est bien déchiffrée et régulière, commencez à assembler en observant bien les rythmiques.

9) Jouer toute la partition tout de suite

Si vous apprenez un nouveau morceau et qu’à chaque erreur vous reprenez au tout début, vous perdez votre temps ! Concentrez-vous sur les passages difficiles.

Un excellente astuce consiste à jouer des passages d’une mesure + 1 note, pour l’enchaînement. Reprenez ce passage jusqu’à ce qu’il soit maîtrisé. Ensuite, prenez des passages plus grands, toujours avec une note supplémentaire.

10) Jouer trop rapidement au début

Vous commencez une nouvelle partition, et vous jouez lentement. C’est normal puisque vous déchiffrez.

Puis, quand vous maîtriserez un peu mieux vos notes, vous serez tenté d’aller plus vite. Vous brûlerez certainement quelques étapes. Il faut accélérer petit-à-petit pour surveiller et développer votre technique, sinon de gros défauts s’installeront à la longue.

11) Ne pas apprendre un minimum de solfège

Le solfège vous embête peut-être, mais c’est important. Vous ne devez pas apprendre les 7 clés, un minimum suffit.

Si vous voulez vraiment progresser et ne pas être limité un jour, ne sous-estimez pas le solfège. Je ne crois pas aux méthodes miracles sans un minimum d’efforts.

12) Ne pas connaître le nom des notes que vous jouez

En musique classique, c’est une évidence. Et si vous pensez que sous prétexte de jouer en accords, vous pouvez utiliser des repères visuels où je ne sais quoi d’autre, vous avez tort.

C’est vraiment important et cela fera la différence, c’est absolument certain, vous pouvez me croire.

13) Ne pas faire de nuances

Vous n’êtes pas un robot. Excepté quand vous travaillez, vous devez montrer de la sensibilité en nuançant votre jeu. Pour y arriver, il n’y a pas 50 solutions, il faut travailler un minimum de technique.

14) Trop utiliser la pédale de sustain, ou pas assez

La pédale peut apporter un jeu très pianistique. Mais utilisé à outrance, cela devient une vraie cacophonie.

Apprenez à la doser, ayez conscience de vos mouvements de pied en jouant. C’est vrai que ce n’est pas évident de coordonner 3 membres. Pensez à nos amis batteur qui en ont 4…

15) Ne pas essayer d’apprendre par cœur

Libérez-vous de votre partition ou de votre grille d’accords ! Une fois votre « texte » connu, il sera beaucoup plus facile pour vous de vous concentrer sur l’interprétation, et non sur la lecture des notes.

Commencez par petits passages. Tentez de retrouver vos notes si vous vous trompez. Si vous n’y arrivez pas, relisez votre partition. Je crois beaucoup à la pédagogie par l’erreur. Vous vous rappellerez bien mieux d’un problème que vous aurez résolu vous-même.

Cette notion est à mon avis grandement sous-estimée.

16) Ne pas connaître la tonalité dans laquelle vous jouez

Cela peut vous paraître anodin, mais la tonalité est importante. Cela vous permettra de mieux gérer vos altérations, et de mieux marquer les cadences.

Commencez à analyser ce que vous jouez, et vous verrez que beaucoup de choses se répètent d’un morceau à l’autre. Le déchiffrage sera de plus en plus facile, et vous mémoriserez plus facilement vos morceaux.

17) Ne pas aller au bout des choses

Allez voir l’école de musique près de chez vous, et comptez combien il y a d’inscrits en première année, et combien en 7e année, par exemple. Vous constaterez une sacrée différence.

Ne vous découragez pas ! Oui, il faudra fournir quelques efforts. Mais c’est à ce prix que vous progresserez et prendrez de plus en plus de plaisir à jouer.

18) Ne pas travailler tous les jours, même un petit peu

Vous rentrez du boulot, vous en avez plein la tête, et la dernière chose que vous avez envie est de vous mettre à votre clavier.

Essayez de le faire quand même, même si c’est pour 5 minutes.

Si vous n’avez pas de clavier à proximité, mimez vos notes sur une table, ou relisez votre partition, ou encore écoutez un enregistrement de ce que vous apprenez actuellement.

Rappelez-vous : il vaut largement mieux jouer 10 minutes par jour, qu’une heure le dimanche !

19) Jouer uniquement pour soi

La musique est un partage.

Mon ancien directeur disait tout le temps qu’on jouait pour les autres. Montrez votre sensibilité, n’ayez pas peur.

Que se passera-t-il si vous vous plantez ?

Rien.

Par contre, je vous garantis que vous serez on ne peut plus motivé pour corriger vos erreurs.

Et rappelez-vous qu’un concert vaut au moins 5 répétitions !

20) Être dans l’autosatisfaction

Pendant longtemps, j’étais satisfait de ce que je jouais…

Jusqu’à ce que je me rende compte que je ne progressais plus !

N’ayez pas trop d’ego. Ceci dit, il en faut quand même un petit peu. Les musiciens aiment en général qu’on les écoute, et c’est bien normal !

21) Ne pas aller sur le site lesfousdupiano.fr

Bon, je vous l’accorde, ce n’est pas vraiment indispensable…

Mais quand même ! C’est pour votre bien !

Tous ces sujets, et bien d’autres sont traités sur ce site. Il vous suffit de surfer ou d’aller sur le plan du site en cliquant ici.

Vous trouvez que cela fait beaucoup ? Vous pensez que c’est inaccessible ?

Non !

Il vous suffit d’appliquer les bonnes méthodes dès le départ. Ensuite, cela deviendra automatique.

N’hésitez pas à revenir sur ce site si vous avez besoin d’aide, il est là pour ça.

Maintenant, récapitulons tout ça. Voici les 21 commandements pour jouer du piano :

1. Sur un piano acoustique ou numérique de 88 touches tu joueras

2. Sur ton siège, tu t’assiéras correctement

3. Tes doigts aux bonnes positions tu mettras

4. Tes doigts du clavier tu décolleras

5. Les bons doigtés tu utiliseras

6. Correctement tu articuleras

7. Régulièrement et au bon tempo tu joueras

8. Mains séparées tu déchiffreras

9. Toute la partition tout de suite tu ne joueras

10. Lentement au début tu joueras

11. Un minimum de solfège tu apprendras

12. Le nom des notes jouées tu connaîtras

13. Des nuances tu feras

14. La pédale de sustain à bon escient tu utiliseras

15. Par cœur tu apprendras

16. La tonalité du morceau tu connaîtras

17. Au bout des choses tu iras

18. Tous les jours tu travailleras

19. Pour les autres tu joueras

20. Dans l’autosatisfaction tu ne tomberas pas

21. Sur le site lesfousdupiano.fr tu iras !!

Pour télécharger l’infographie récapitulative en grand format, cliquez sur l’image :

Comme ça, vous pourrez l’encadrer et l’accrocher dans vos toilettes si ça vous dit…

Maintenant, c’est à vous de jouer !

Dites-moi dans les commentaires si vous commettez une ou plusieurs de ces erreurs, et laquelle (ou lesquelles).

Vous pouvez aussi écrire ce qui vous pose le plus de problème par rapport aux points abordés ici.

Bon courage !

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